Face à ses ambitions de hub énergétique régional, l’Égypte multiplie les discussions avec des acteurs internationaux. L’objectif est d’élargir sa coopération dans le secteur des hydrocarbures, à un moment où la sécurité énergétique du pays fait face à de nombreux défis.
L’Égypte et la compagnie pétrolière publique azerbaïdjanaise SOCAR étudient les contours d’un partenariat pétrolier et gazier de long terme. Le ministre égyptien du Pétrole, Karim Badawy, a rencontré à cet effet une délégation de SOCAR conduite par le vice-président Elshad Nasirov, en marge de la Baku Energy Week, selon un rapport d’Amwal Al Ghad mardi 2 juin.
Les discussions ont porté sur la mise en place d’un partenariat stratégique durable entre les deux pays et sur l’élargissement de son champ d’application, selon un communiqué du ministère égyptien du Pétrole publié par l’agence SIS.
Le ministre Badawy a mis en avant les infrastructures égyptiennes de raffinage, de transport, de stockage et d’exportation, les présentant comme des atouts pour une coopération élargie. Il a également évoqué des opportunités d’investissement dans l’exploration, le développement et la production d’hydrocarbures, invitant SOCAR à renforcer sa présence sur le marché égyptien.
Cette réunion fait suite à un accord-cadre signé le 31 mars dernier au Caire, en marge de la 9ᵉ édition de la Conférence internationale sur l’énergie en Égypte (EGYPES). Le document a été paraphé par Natig Mustafayev, directeur général de SOCAR Trading, et Salah Abdel Kerim, directeur exécutif de l’Egyptian General Petroleum Corporation (EGPC), selon Interfax.
L’accord couvre plusieurs domaines, notamment les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL), le pétrole et les produits pétroliers, les investissements, ainsi que la formation et le développement professionnel. « SOCAR coopère avec l’Égypte depuis 15 ans, et cet accord-cadre créera les conditions d’une expansion de notre collaboration », a déclaré Mustafayev, cité par l’agence azerbaïdjanaise Azertag.
Cette coopération s’inscrit dans une dynamique d’expansion de SOCAR en Afrique. Début 2026, la compagnie avait acquis 10 % du champ pétrolier Baleine en Côte d’Ivoire, son premier investissement direct dans l’exploration et la production sur le continent.
L’Égypte devient ainsi le deuxième point d’ancrage africain de l’entreprise. Celle-ci cherche à y développer ses activités de commerce pétrolier et s’intéresse désormais aux projets d’exploration et de production de pétrole et de gaz.
Abdel-Latif Boureima













Dakar, Senegal